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Conditions pour devenir VTC en 2026 : permis, casier, aptitude

Permis B (ancienneté), casier judiciaire (B2), visite médicale, PSC1, carte professionnelle : toutes les conditions pour devenir chauffeur VTC en 2026.

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Les conditions pour devenir VTC en 2026 sont au nombre de cinq : être titulaire du permis B depuis au moins 3 ans (ou 2 ans en conduite accompagnée), avoir un casier judiciaire (bulletin n°2) compatible, être déclaré apte lors d'une visite médicale, détenir le PSC1(premiers secours), puis réussir l'examen pour obtenir la carte professionnelle VTC.

Le métier de chauffeur VTC (voiture de transport avec chauffeur) est un métier réglementé : avant même de penser à l'immatriculation ou aux plateformes, vous devez remplir des conditions personnelles strictes. Voici, une par une, ce que la loi exige et comment vérifier que vous êtes éligible.

Les conditions pour devenir VTC : le récapitulatif

Pour candidater à la carte professionnelle, vous devez réunir simultanément ces prérequis. Tant qu'une seule case n'est pas cochée, la préfecture ne pourra pas délivrer votre carte.

ConditionExigence 2026Justificatif
Permis de conduirePermis B valide, 3 ans d'ancienneté (2 ans en AAC)Photocopie recto-verso du permis
Casier judiciaireBulletin n°2 compatible avec l'activitéVérifié par la préfecture
Aptitude médicaleAvis médical favorable « groupe lourd »Certificat Cerfa 14880
Premiers secoursPSC1 (ou équivalent) en cours de validitéAttestation PSC1
Examen VTCRéussite théorie + pratiqueAttestation de réussite CMA

1. Le permis B et l'ancienneté de conduite

Vous devez détenir un permis B en cours de validité, non affecté par une suspension ou une annulation. L'ancienneté requise est de 3 ansà compter de l'obtention. Cette durée est ramenée à 2 anssi vous avez suivi la conduite accompagnée (AAC). Un permis probatoire n'est pas compatible avec l'activité VTC.

Permis étranger

Si vous détenez un permis délivré hors Union européenne, il doit être échangé contre un permis français avant toute demande de carte professionnelle.

2. Le casier judiciaire (bulletin n°2)

La préfecture consulte votre bulletin n°2du casier judiciaire. Certaines condamnations sont incompatibles avec le transport de personnes à titre onéreux : conduite en état d'ivresse, délits routiers graves, atteintes aux personnes, vols ou escroqueries notamment. Vous n'avez pas à fournir ce bulletin vous-même : l'administration le vérifie directement.

3. L'aptitude médicale

Vous devez passer une visite médicaleauprès d'un médecin agréé par la préfecture (et non votre médecin traitant). Cet examen contrôle votre aptitude à la conduite professionnelle « groupe lourd » : vision, audition, état général. Le médecin remet un certificat (Cerfa 14880) à joindre à votre dossier.

4. L'attestation de premiers secours (PSC1)

La détention du PSC1(Prévention et Secours Civiques de niveau 1) est obligatoire. Cette formation, dispensée par la Croix-Rouge, les pompiers ou d'autres organismes agréés, dure une journée. Une formation équivalente (SST, AFGSU…) est généralement acceptée.

5. Réussir l'examen VTC

Dernière condition, et la plus exigeante : la réussite à l' examen VTC. Il comporte des épreuves théoriques (réglementation du transport, gestion, sécurité routière, français, anglais, développement commercial) et une épreuve pratique de conduite. Pour le détail des matières, des coûts et des délais, consultez notre guide dédié :

Après les conditions : l'immatriculation

Une fois ces conditions remplies et la carte professionnelle en poche, il reste à créer votre entreprise. La plupart des chauffeurs démarrent en micro-entreprise, simple et peu coûteuse. Vous êtes alors immatriculé au Registre des métiers et vous recevez un numéro SIRET ainsi qu'un extrait D1.

Pas de Kbis pour un micro-entrepreneur

Un VTC en micro-entreprise n'obtient pas de « Kbis » — ce document est réservé aux sociétés inscrites au registre du commerce. Votre justificatif d'immatriculation est l'extrait D1. Pour tout comprendre, voir Kbis, extrait K et extrait D1 : les différences.
  1. Réunir les 5 conditions ci-dessus.
  2. Obtenir la carte professionnelle VTC.
  3. Créer sa micro-entreprise et s'immatriculer (SIRET + extrait D1).
  4. Souscrire l'assurance RC pro transport de personnes.
  5. S'inscrire sur les plateformes (Uber, Bolt, Heetch…).

Pour la vue d'ensemble du parcours, lisez aussi notre article Comment devenir chauffeur VTC en 2026, et retrouvez les réponses aux questions fréquentes sur notre page FAQ.

En résumé

Permis B (3 ans / 2 ans AAC), casier B2 compatible, aptitude médicale, PSC1 : ces quatre conditions personnelles vous ouvrent l'accès à l'examen VTC. La réussite de l'examen est la cinquième et dernière condition avant l'immatriculation.

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